Une crevaison sur le périphérique lyonnais, ça n’arrive jamais au bon moment. Un bruit sourd, le volant qui tire d’un côté, et vous voilà à chercher où vous arrêter entre deux sorties. La bonne nouvelle, c’est qu’un pneu crevé se répare dans une grande partie des cas. La mauvaise, c’est que beaucoup d’automobilistes aggravent les dégâts dans les premières minutes.

Voici ce qu’il faut savoir pour faire les bons choix.

Crevaison lente ou éclatement, ce n’est pas la même chose

Une crevaison lente, c’est un pneu qui se dégonfle sur plusieurs heures ou plusieurs jours. Souvent une vis ou un clou planté dans la bande de roulement. Vous le remarquez au voyant de pression, ou parce que la voiture tire légèrement. Dans ce cas, vous avez le temps. Roulez doucement jusqu’à un endroit sûr et faites contrôler le pneu.

Un éclatement, c’est autre chose. La perte de pression est immédiate, la voiture devient difficile à tenir, et le pneu est généralement détruit. Si vous n’avez ni roue de secours ni possibilité de rouler, inutile d’insister : il faut faire appel à un service de remorquage à Lyon pour amener le véhicule jusqu’à un atelier. Rouler sur une jante, même sur quelques centaines de mètres, coûte bien plus cher qu’un remorquage.

Ce qui se répare, ce qui ne se répare pas

La règle est simple, et elle ne dépend pas du garage. Un pneu se répare si :

  • la perforation se situe sur la bande de roulement, pas sur le flanc ;
  • le trou fait moins de 6 mm de diamètre ;
  • le pneu n’a pas roulé longtemps à plat ;
  • la structure interne est intacte.

Un pneu ne se répare pas si la coupure est sur le flanc, s’il présente une hernie, s’il a roulé dégonflé sur plusieurs kilomètres, ou s’il a déjà été réparé plusieurs fois au même endroit. Dans ces cas, le remplacer n’est pas du commerce : c’est la seule option sûre.

À savoir aussi : en dessous de 1,6 mm de profondeur de sculpture, le pneu est hors la loi. Les témoins d’usure dans les rainures vous donnent la réponse en dix secondes.

Ce qu’il faut faire si ça arrive en pleine circulation

Sur le périphérique, la rocade est ou l’A7 à hauteur de Lyon, le réflexe compte plus que la mécanique.

  1. Ne freinez pas brutalement. Levez le pied, tenez le volant fermement et laissez la voiture ralentir.
  2. Mettez les warnings dès que la voiture devient instable.
  3. Rejoignez la bande d’arrêt d’urgence ou la première sortie, même si le pneu souffre. Votre sécurité passe avant le pneu.
  4. Enfilez le gilet avant de sortir, et faites sortir tout le monde côté talus.
  5. Placez-vous derrière la glissière, jamais devant la voiture ni sur la bande d’arrêt d’urgence.
  6. Ne changez pas une roue sur une voie rapide. C’est une des manœuvres les plus dangereuses qui soit.

Le triangle de présignalisation est obligatoire, mais pas au prix de votre sécurité : si le placer vous oblige à marcher le long des voies, n’y allez pas.

Roue de secours, galette et kit anti-crevaison

De moins en moins de voitures sortent d’usine avec une vraie roue de secours. À la place, vous avez souvent une galette, limitée à 80 km/h, ou un kit de réparation.

La galette vous permet de rejoindre un atelier, rien de plus. Ne roulez pas des semaines avec, c’est fréquent et c’est risqué.

Le kit anti-crevaison, lui, ne fonctionne que sur une petite perforation de la bande de roulement. Il ne sert à rien sur un flanc entaillé ou un pneu éclaté. Et le produit injecté dans le pneu rend parfois la réparation définitive plus compliquée. Prévenez le professionnel que vous l’avez utilisé : ça change sa façon de travailler.

Un dernier détail que beaucoup découvrent trop tard : vérifiez que votre galette est gonflée. Elle dort dans le coffre depuis des années et elle perd de la pression comme les autres.

Les habitudes qui évitent la plupart des crevaisons

Contrôlez la pression une fois par mois, à froid, en suivant les valeurs indiquées sur l’étiquette de la portière conducteur. Un pneu sous-gonflé chauffe, s’use sur les bords et éclate beaucoup plus facilement.

Faites un tour visuel de temps en temps. Une vis plantée dans la gomme se repère à l’œil, et un pneu repris à temps se répare presque toujours.

Surveillez aussi l’usure irrégulière. Si un pneu s’use davantage à l’intérieur ou à l’extérieur, c’est souvent la géométrie, et le problème reviendra sur le pneu neuf.

En cas de doute, faites regarder

Un pneu, ce sont quatre zones de contact de la taille d’une carte postale entre votre voiture et la route. Ça ne se devine pas. Si vous avez un doute après une crevaison, un choc de trottoir ou un nid-de-poule, passez à l’atelier. Le contrôle prend quelques minutes, et il vous dira tout de suite si le pneu peut repartir ou non.